Artigos, term papers e trabalhos de comunicação política

14/08/2008

Le potentiel associatif dans la participation politique des étrangers :

Participation Politique des immigrants dans les villes de Genève et Zurich


Introduction

Ce travail consiste à mettre en analyse les relations entre la participation associative et la participation politique. Quels sont les déterminants de ces deux dimensions dans la socialisation des immigrés . On privilégie une claire distinction dans la première dimension – participation associative – en la divisant, vis-à-vis les données entre associations de caractère ‘intégrationniste’, c'est-à-dire, généralistes qui agroupent l’ensemble de tous les citoyens d’une communauté, dites non-ethniques et participation en des associations à caractère ‘fermé’, c’est-à-dire, qui agroupent les individus d’une seule ethnie ou, au moins, plus de 50% des gens qui y participent sont de la même origine. Cette distinction dans l’approche est la voie de référence pour toute l’analyse à faire. Dans un deuxième temps, on essaie d’observer le rapport entre chaque forme de participation associative avec la première dimension, la participation politique. Le troisième moment est le composant d’une observation classique du comportement individuel et collectif ; on va analyser d’autres variables comme le genre, l’âge et l’éducation et leur rôle dans l’interprétation des résultats concernant le comportement politique des individus immigrés.

Il faut remarquer que l’étude concerne seulement une approche généraliste aux données des villes de Genève et Zurich. Dans un premier temps, on travail sur toute l’ensemble des deux villes et, à posteriori, on prend seulement la ville de Zurich avec les mêmes variables pour essayer de trouver les différences et quelques données nuancées qui puissent nous permettre d’interpréter les différences au niveau des efforts locaux d’intégration. Il est important aussi de relever le fait qu’on ne fait pas la distinction entre les groupes d’immigrés. Pour des raisons de temps et de complexité opératoire, cette tâche c’est révélé très difficile voir impossible de présenter dans ce papier.

Problématique

Il est spontané de penser que les organisations ou associations de la société civile pourraient contribuer à la participation politique des individus. Quand on parle de groupes d’immigrés, cette constatation peut être plus évidente. En fait, nous sommes plus intéressés dans la mesure de la participation plutôt que de faire une analogie avec les contraintes internes des communautés d’accueil. Cependant, il y a aussi de raisons qui nous amènent à penser que le facteur de participation associatif dans les organisations non-ethniques a un impact plus important dans la participation politique que dans la participation à des associations ethniques. Aussi, bien contrôler les relations entre ces deux participations avec des facteurs sous-jacents tels que le sexe, l’âge, l’éducation ; ils sont une façon élémentaire d’analyse empirique. À partir de ce constat, nous élaborerons des hypothèses qui essayeront de confirmer, valider ou réfuter l’approche et aussi les conceptions classiques qui affirment les cadres de vérité relative en ce qui concerne les variables indépendantes directement liées.

H1 – La participation associative favorise la participation politique ;

H2 – La participation dans les groupes non-ethniques est plus propice à la participation politique ;

H2a) – La participation dans les groupes ethniques conditionne négativement la participation politique ;

H3 – Les variables éducation, sexe et âge jouent un rôle important dans la participation politique.

Trouver des explications et analyser les données qui nous permettent de confirmer ces hypothèses et aussi de répondre à la question : savoir s’il y a une relation directe entre participation civile et la participation politique est notre but. Dans ce cadre problématique nous élaborons la théorique et l’opérationnalisation des données empiriques.

Cadre théorique

L’intégration politique est un concept multidimensionnel (Tillie 2004). Dans la distinction de types de politiques d’intégration qui peuvent être distingués, on trouve la participation politique. Les citoyens qui ont une conception démocratique et confiance dans les institutions sont politiquement intégrés. Si les citoyens ont une méfiance vis-à-vis les institutions politiques peuvent révéler des contraintes ; mais ça n’explique pas la non participation parfois cette méfiance peut aboutir à la participation dans le sens que vise changer les institutions (Tillie 2004). Une approche personnaliste de la participation peut nous aider sans obliger à nous détacher de l’approche principale. Néanmoins, les déterminants de la participation individuelle sont plutôt soulignés comme variables indépendantes. Dans l’enquête que soutien les données de travail, ces variables peuvent être étudiés en ce qui concerne leur relation avec la participation politique. Le genre est une variable très importante dans l’observation de la participation. On dit souvent que les femmes participent moins que les hommes. En plus, nous sommes face à deux groupes d’immigrés potentiellement islamiques, ou les femmes n’ont pas les droits de l’homme et elles sont plus occupées avec les affaires de la famille. Le manque d’une analyse des suisses comme groupe de contrôle pourrait valider cette probabilité, mais des raisons techniques ont empêché la comparaison. Aussi à ce qui concerne les immigrés italiens, les changements ne doivent être significatifs, c'est-à-dire, le comportement des femmes doit être très différent de celui des hommes en ce qui concerne la participation. Mais nous aurons la possibilité d’en parler. L’éducation est une variable qui, selon les experts du comportement politique joue un rôle déterminant, la théorie dit que les gens moins sophistiqués politiquement participent moins ; puisque la participation politique exige un savoir et un niveau de compétence que va au-delà des capacités des gens moins instruits. L’âge, autant que variable peut nous aider dans deux sens. D’abord on peut observer qui sont les groupes d’âges qui participent plus et si par hasard, le groupe plus âgé participe plus à cause du droit de vote acquis, et aussi si les plus jeunes, apparemment plus instruits politiquement participent aussi de façon significative. La participation dans les associations non-ethniques est la variable explicative peut-être la plus forte de toute l’analyse. Selon nous, ces associations sont toujours les grands promoteurs au niveau local et communal de la promotion de la démocratie. Elles se caractérisent par l’acceptation de tous les individus qui s’intéressent à y participer et intégrer ces activités. Contrairement à Tillie (2004), l’appartenance aux organisations ethniques n’explique pas la participation politique au niveau individuel, le fait de participer dans un groupe social actif ne suffit pas pour qu’on puisse affirmer que ça débouchera sur une plus forte participation. Dans la ligne de Paxton, nous pensons que certains types d’associations font mieux la promotion de la démocratie que d’autres. Elle la divise en deux types : des associations qui sont fortement connectées avec d’autres et avec des institutions locales et qui promouvant la participation de l’ensemble, promeuvent aussi la démocratie. D’autres, isolées ont une forte influence négative sur la démocratie parce qu’elles mêmes ne sont pas démocratiques (Paxton, 2002). On partage de cette opinion, en acceptant des exceptions, dans certains cas et en face de certaines votations sur des politiques qui concernent les immigrés on peut observer une certaine mobilisation, mais seulement dans une situation ponctuelle. Clairement que l’analyse présenté et développé avec ce travail ne montre pas s’il y a des effets négatifs des organisations isolées, mais bien sûr que ce constat a un rapport avec la participation politique des immigrés. L’adhésion à des organisations en tant que telle, n’est qu’un indicateur partiel sur le potentiel de la participation individuelle.

L’opérationnalisation

Quand j’ai pensé en développer cette étude comparative, l’approche que j’avais conçu consistait en multiplier une quantité maximale de possibilités de comparaison ; à un moment donné, j’avais tant de graphiques que je ne savais plus quoi faire avec.

Notre approche est axée sur les variables. On a déjà identifié les variables indépendantes et la participation politique comme variable dépendante. Généralement, une étude pragmatique axée sur les variables commence pour préciser les hypothèses à tester, puis la délimitation de la population, une population le plus large possible, qui permet de faire des observations pertinentes et de démontrer les arguments (Ragin [1]?). En étudiant les schémas qui dégagent des corrélations entre les variables, il est possible d’en retirer des généralisations empiriques relatives au processus structurel de un nombre significatif d’unités microsociales - les villes de Genève et Zurich. On va essayer, malgré la difficulté, d’expliciter la logique des relations entre variables ; postérieurement expliquer le phénomène de la participation politique, non contre les alternatives, mais avec celles-ci, c’est-à-dire, un alignement causal (cause/effet). Pour finir, une utilisation des résultats statistiques de relations entre ces mesures, fondées sur les données qui proviennent de l’enquête LOCALMULTIDEM, sont utilisés pour tester la théorie contre d’autres potentielles explications. L’analyse statistique des corrélations entre variables (à la fois simples tableaux, régressions et tableaux croisés), que nous puissent fournir une base de confirmation ou réfutation d’hypothèses qui expliciteront le processus structurel de la spécificité de la théorie social sur la participation politique des immigrants.

Une opérationnalisation qui explicite la corrélation de principes de causalité structurelle et orienté vers une variable dépendante doit se baser seulement sur quelques variables indépendantes. Plus on ajoute de variables, plus difficile et complexe est l’explication, la proportion des résultats est énorme et la spécification du phénomène perte sont intérêt. Ainsi, l’analyse statistique doit maintenir le nombre de variables explicatives au minimum[2]. Une caractéristique clé de la méthode orientée vers les variables est leur accent mis sur le contrôle statistique. Dans une typique analyse statistique multivariée, on tente d’évaluer l’effet d’une variable indépendante sur la variable dépendante. L’idée de base est que, même si les variables indépendantes ne peuvent pas être manipulées, il est possible de soustraire l’estimation de l’effet autant que variable causale. La soustraction des effets centraux dans le contrôle statistique est une opération purement mécanique prédit sur des hypothèses simplificatrices. Par exemple, il est supposé en régression multiple, que l’effet d’une variable indépendante est toujours le même sur la variable dépendante, indépendamment de sont contexte, et indépendamment des valeurs des autres variables indépendantes. Cela permet d’estimer l’effet d’une variable par une simple soustraction. Le résultat est une variable dépendante dont les valeurs ont été ‘corrigées’ par les effets d’une ou plusieurs variables indépendantes[3].

C’est en fait, une méthode efficace pour la manipulation de données afin de découvrir les relations entre les variables contrôlées. Elle gère ce contrôle par le biais de corrélations partielles. Lorsqu’on veut enquêter sur la relation entre la participation politique et le niveau d’éducation, il convient de contrôler l’influence des âges parce que les jeunes générations ont reçu une éducation élevée que les générations plus âgées (Lijphart)[4].

1 – Analyse de l’ensemble des villes de Genève et Zurich

Pour des questions pratiques, nous avons adopté énumérer les tableaux issues des données et relever sont analyse indépendante, c'est-à-dire, chacun à la fois. Dans ce premier temps, on observe et interprète les données de tout l’enquête et on va essayer d’expliquer les résultats voire, les comprendre. Il faut bien remarquer qu’il s’agit de tous les données ensemble parce que je n’ai pas eu le temps ni le savoir faire nécessaire pour maximiser ces résultats et arriver a une bonne ou parfaite interprétation, dont les outcomes pourront n’être pas les suffisants.

Pour le tableau 1, on a rassemblé toute la participation dans une association ou activité associative. On peut observer que parmi les individus enquêtés, 54.8% ont déjà participé dans une ou plus activités associatives, contre 45.2% qui n’ont jamais participé à aucune activité d’une organisation, peut importe sont caractère. On a opté pour classifier la non participation par 0 et la participation par 1, dont ce résultat démontre que dans l’ensemble des participants à l’enquête, le choix civique n’est pas une priorité à l’égard de la communauté dans laquelle participent. Le tableau 2 démontre la participation à des organisations manifestement ethniques, ou plus des 50% qui d’en participent sont de la même origine. Le résultat montre que seulement 6.8% des individus appartiennent à ces organisations. Dans un seuil de 2103 personnes enquêtées, 143 affirment participer de ces associations. Une valeur significativement basse et que démontre une faible participation des immigrés dans les associations qui rassemblent ses compatriotes. Le tableau 3 montre la participation politique des individus. Avec un procès de recodage, on a agroupé les réponses en quatre niveaux : le premier niveau correspond aux gens qui ont participé seulement une fois dans un acte référendaire ou électoral ; après les individus qui ont participé à deux actes politiques ; et pour finir le groupe de ceux qui ont participé à trois ou plus actes. Un autre tableau 3i sur les mêmes variables mais ou il y a seulement les dimensions jamais participé (0) et participé (1 fois ou plus) aide à meilleur comprendre les résultats, qui sont expressifs du manque d’intérêt sur la participation politique. D’abord, 59.1% des individus n’ont jamais participé en aucun acte électoral. Des 40.9% qui ont participé, correspondant à 856 individus, 19.6% ont participé une seule fois, 14.9% deux fois et 6.4% qui ont participé trois fois ou plus. La lucidité de ces résultats est manifeste et ont peut déjà conclure que génériquement la participation politique des immigrés est trop faible et presque insignifiante. Le tableau 3ii le confirme en termes absolus.

Maintenant on fait l’approche aux variables indépendantes classiques. Le tableau 4 nous démontre la dimension éducation divisé en trois niveaux. Primo, le niveau plus faible d’instruction (1), puis un deuxième niveau intermédiaire (2) et le troisième niveau de haute formation scolaire. On observe que les plus grands pourcentages sont registrés au deuxième et troisième niveaux ce que signifie que l’indice de formation des gens enquêtés est substantiellement élevé. Ce dernier niveau correspond à 830 individus (39.5%), tableaux 4 et 4i. Le tableau 4i démontre aussi la variable genre, ou on voit que la participation dans l’enquête a été plus élevé auprès des hommes, donc par analogie, la participation des femmes va être moins relevant et impossible de nous certifier de la validité des données dont moins significatif. Mais, quand-même, ça nous peut assurer de certaine façon que cette variable est importante pour l’analyse de la participation politique puisqu’elle relève des conditions démographiques favorables au sexe masculin; peut-être qu’il y a plus d’immigrants hommes que femmes! Mais ça n’est pas notre démarche dans ce travail. Du tableau 5 relève la variable âge. On a opté pour diviser en trois catégories d’âge: 0-35 la première catégorie, 36-45 et 46-100 la dernière. La majorité des gens appartiennent au dernier groupe d’âge, c'est-à-dire, plus de 46 ans, avec 44,7% des individus enquêtés, secondé par le premier groupe avec 31.8%. L’influence des variables indépendantes classiques de contrôle (éducation, âge et genre), on peut affirmer que seulement l’âge a une intervention significative sur la participation politique (tableau 6). On peut spéculer sur l’accès au droit de vote aux gens plus âgés. Si le plus grand pourcentage de gens interrogés appartiennent au groupe d’âge de plus de 46 ans, et en similitude avec l’importance de la variable dans la participation politique, on dirait que les individus participent politiquement parce qu’ils ont droit au vote et exercent ce droit de citoyenneté. Par contre, le deuxième groupe d’âge plus significatif (0-35) qui pouvait représenter la sophistication politique, une fois qu’il s’agit du groupe plus scolarisé, cette démarche ne se confirme pas. L’éducation ne joue aucun rôle dans la participation politique; de la même façon que le genre, les valeurs ne sont pas expressives de cette conception classique. Alors, on peut déjà, en ce qui concerne l’ensemble des données, affirmer que notre troisième hypothèse se confirme simplement à un degré très réduit. Seulement la variable âge a une influence directe dans la participation politique des individus enquêtés. Le genre et l’éducation ne représentent des valeurs significatives, bien au contraire. Si dans les approches classiques, ces deux variables indépendantes jouent un rôle important dans la participation politique, ici, dans notre étude, elles ne se révèlent pas importants. L’hypothèse 3 se confirme partiellement.

Les autres deux variables indépendantes ont été utilisées séparément à travers d’un procès de tables classificatoires. Le constat est de que la participation à des organisations ethniques n’a pas une influence significative dans la participation politique. On observe que (tableaux 7 et 7i) parmi ceux qui appartiennent ou participent à des activités d’une organisation ethnique, qui représentait 6.8% de l’échantillon, seulement 9.2% participent politiquement, c'est-à-dire, 79 individus. Ça démontre que les organisations ethniques ne jouent pas un rôle négatif dans la participation politique. Même si ces organisations ne contribuent pas de façon importante à la participation, l’inverse n’est pas vrai non plus; donc, notre hypothèse 2a), où on prédit que les organisations ethniques jouent un rôle négatif dans la participation politique est fausse. Les données démontrent (tableau 7i) que de ceux qui participent de ces organisations 64 individus ne votent pas, donc moins que ceux qui votent (79). Notre hypothèse est réfutable. La participation à des associations non-ethniques est la variable indépendante la plus important dans la participation politique. Dans les tableaux 8 et 8i, on peut observer que 77.1% des individus qu’appartiennent à ces organisations participent politiquement. Ça veut dire que 664 individus votent, mais il faut remarquer qu’il y a aussi 496 que ne votent pas, donc ne participent pas politiquement, c’est un nombre très élevé en considérant qu’il s’agit d’individus qui participent à des organisations associatives. Ce résultat confirme notre hypothèse 2, la participation à des organisations non-ethniques favorise la participation politique. Attendant à ces deux résultats de l’analyse, participation à des organisations ethniques (9.2%) et participation à des associations non-ethniques (77%), on peut confirmer l’hypothèse 1, la participation à des organisations associatives favorise la participation politique, on pourrait même dire que est une condition primaire.

1 – Analyse isolée de la ville de Zurich

Notre point de départ prévoyait l’analyse spécifique des groupes d’immigrés de cette ville. L’objectif était d’observer concrètement chaque groupe et de les comparer. On voulait ainsi faire une approche plus intégrationniste des résultats vis-à-vis les italiens, turcs et comme groupe de contrôle les suisses. Mais, par des raisons de temps et de manque d’expérience dans la manipulation des outils informatiques à disposition, s’est révélée une tache impossible. Donc, face a ces difficultés, on a pris des données seulement de la ville, agroupant les ethnies sans exploiter les distinctions entre elles. Les hypothèses restent les mêmes. Au fur et à mesure de la démonstration des résultats, on peut les comparer avec l’analyse précédente qui concerne aussi la ville de Genève.

Dans la ville de Zurich, avec un échantillon de 1203 individus interviewés, 52.2% appartiennent à des organisations associatives ; 32.9% ont participé politiquement au moins une fois. On soutient déjà l’affirmation de que dans cette ville la participation politique et associative est moins significatif que dans l’ensemble de deux villes considérées avant. 7.5% des individus font partie des associations ethniques, qui signifient 90 personnes dans l’univers de 1203, donc plus élevé que dans le contexte précédent. La majorité des gens se situent dans le groupe d’âge plus de 46 ans (45.7%) et c’est dans le niveau intermédiaire d’éducation qu’aussi la majorité se situe avec 39.4%, contrairement à l’analyse précédente qui montrait le groupe de scolarisation plus élevé comme étant celui qui rassemblait plus de gens. Ce qui concerne le sexe, les hommes ont plus participé dans l’enquête que les femmes (731 contre 452). Toutes les données que viennent d’être présentées peuvent s’observer dans le tableau ‘case processing summary) concernant les données de Zurich.

Une approche généraliste à cette ville nous permet de dire que les résultats ont quelques variations. Les plus évidents peuvent être au niveau des variables âge, éducation et participation à des organisations ethniques. Ce qui concerne la variable âge, on observe que le premier groupe d’âge (0-35) participe plus politiquement et que le groupe (46 -+) continue à être celui qui commande dans cette variable. Donc on peut dire que la sophistication politique justifie le premier cas et que le droit de participation politique justifie le troisième. Dans la variable éducation, le groupe plus scolarisé, participe fortement politiquement avec 207 individus qui on au moins déjà participé une fois. La variable participation ethnique révèle que 50% des gens qu’en appartiennent ont déjà participé politiquement. Ce qui, encore une fois, réfute notre hypothèse 2a). Ce qui concerne la variable sexe, on voit le status quo, avec aucune influence dans la participation politique. Environ un tiers des hommes et des femmes qui ont répondu participent politiquement, c'est-à-dire que d’entre 742 hommes 241 ont participé une fois ou plus et parmi 460 femmes, 155 ont affirmé avoir participé une fois ou plus. Toujours relevant est la participation associative, d’où la moitié des gens que affirment participer dans une organisation ont eux aussi participé politiquement. Ce qui concerne cette variable, sont importance dans le compte global est moins important que dans l’analyse des deux villes, mais elle est toujours la variable la plus importante.

Encore une fois, nos variables présentent des résultats qui permettent de valider et réfuter les hypothèses de départ, dont la première se confirme, la deuxième se confirme aussi ; la deuxième a) est réfuté et la troisième est confirmé presque dans sa totalité. Cette dernière a été partiellement confirmée dans l’analyse précédente, mais dans le cas isolé de Zurich, on la confirme presque dans sa totalité ajoutant la variable éducation comme prenant une importance significative dans le comportement politique des individus enquêtés.

Conclusion

C’est vrai que les caractéristiques sociales et démographiques sont susceptibles de faciliter ou être un obstacle à la participation politique des immigrés (Eggert et Giugni 2007). Nous nous sommes concentrés sur des variables simples qui s’alignent dans cette perspective sociodémographique. Nos résultats ne sont pas du tout explicatif des dimensions que nous aimerions manipuler, mais ils nous donnent quelques informations pertinentes sur la participation politique des étrangers en deux villes suisses. La distinction en deux groupes d’affiliation : ethniques et non-ethniques aide selon la littérature classique à comprendre certains aspects du comportement social des immigrés soi au niveau individuel, soi au niveau du capital social. Dans notre travail, cette distinction de deux groupes, en fait, nous a permit de conclure que la participation non-ethnique représente une valeur ajouté à la participation politique ; et aussi que l’affiliation à des groupes ethniques n’est pas un handicap, ou un obstacle à la participation politique. Peut-être non plus un atout mais ne représente pas un retrait comme je le supposais dans mon hypothèse de départ. Les variables classiques se sont révèle importantes, mais non déterminantes dans l’interprétation. Sauf la variable âge que surprenant s’est manifesté très importante et on a même osé d’affirmer que la participation politique des gens du groupe 46 et + révélait l’importance du droit de vote dans la participation. On a supposé qu’il s’agit de gens qui ont acquis le droit de vote avec la résidence en Suisse depuis des années. On a terminé pour confirmer la grande majorité de nos hypothèses et confirmer que la participation associative est une condition primordiale de la participation politique.



[1] Ragin ‘Case-oriented comparative methods’.

[2] Idem.

[3] Ibidem.

[4]Lijphart, Arend ‘Comparative politics and the comparative method’, Univ of Leiden, in APSR, vol.65.

Les Médias au Service de l’Emprise du Politique: le framing de la campagne référendaire sur le TCE[1] en France


Résumé

La médiatisation est un défi pour la démocratie moderne, elle implique une réaction aux changements de préférences[2]. Les avancements, dans les conceptions de représentation et légitimation, ont conduit à de nouvelles dynamiques. La démocratie du public (Manin 95) lance le lien entre les théories de la démocratie et les théories de l’espace public, celui-ci comme système ouvert de communication (Neidhart 91) ou comme réseau de communication (Habermas 92), qui relit les citoyens au système institutionnel. Cette interaction est aussi fortement ouvrage des médias, ouvriers d’un espace public institutionnalisé[3]. À un moment donné de l’évolution des démocraties occidentales, la liaison entre les médias et les acteurs politiques acquis de nouvelles formes. Si auparavant ceux-ci avaient un contrôle sur ceux-là, sous différents et plusieurs moyens, maintenant se sont les médias qui décident de leur transparence, leur responsabilité et cadrent les enjeux politiques. Détenteurs de la doxa, les médias valident ou invalident les points de vue d’autres acteurs; ils apprennent aux gens comment penser et non simplement quoi penser. Ils sont conscients de leur pouvoir et jouent le rôle d’acteur politique. Certains auteurs notent la méfiance du public face aux médias, les accusant d’instrumentaliser l’opinion publique[4]. Il s’agit ici de faire une approche au framing des médias écrits (Le Figaro, Le Monde, Libération) dans leurs éditoriaux pendant la campagne référendaire de mai 2005. À l’aide d’une analyse interprétative du discours, j’essaierai de mettre en évidence les arguments et stratégies discursives de ces médias vers un cadre de lecture/lectures donnée à leurs lecteurs. L’enjeu, en occurrence, est le référendum français sur la rectification du Traité Constitutionnel Européen en mai 2005. Le choix pour cet enjeu entour plusieurs angles, mais dans ce travail je propose d’identifier les voies du cadrage éditorial. J’entends par voies les biais réflexifs donnés de façon plus ou moins consciente, implicite ou explicite sur l’enjeu. Dans quelle mesure les éditoriaux défendent des positions « pour » ou « contre », quels arguments sont utilisés (économiques vs. identitaires / national vs. communautaire) et aussi très important, quelle est leur cohérence[5]. Il ne s’agit pas de surélever l’efficacité, c’est-à-dire l’effet du framing sur les attitudes des lecteurs/électeurs. On présuppose que la façon dont les médias présentent les enjeux joue un rôle important dans les choix individuels.

Nous proposons que les médias, plutôt favorables à la rectification, aient maximisé le jeu national au détriment de l’enjeu européen, ont essayé d’instrumentaliser leur rôle politique. Et, même s’ils se sont présentés favorablement face à l’enjeu, on suppose que du au fait que les journaux qui font l’objet d’analyses sont «elite politically oriented» (Hallin/Mancini 2004 :67) le framing change en vertu de sa position dans l’axe gauche/droite et que la saillance[6] de la campagne varie aussi selon cet axe.

Mots-clefs : U.E., France, référendum, média, cadrage, clivages, intégration, appartenance, coûts, bénéfice, gagnants, perdants, partis politiques, gouvernement, gauche, droite, identité nationale, modèle communautaire.

1. Introduction

À l’issue d’une votation populaire du 29 mai 2005 en France, 54,67% des français ont dit ‘Non’ à la question : Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? Un élevé taux de participation (69,37%) donne toute légitimité à la décision populaire. Dans notre travail, on prétend aborder le rôle d’un autre acteur au-delà des partisans du « pour » et du « contre ». Il s’agit de mettre en évidence l’acteur clef de l’espace public, les médias[7], dans les débats sur l’Europe. Leur action a été décrite dans cette campagne référendaire. Les opposants au texte se sont élevés contre la façon dont la presse abordait les questions. Il semble que, dans leur ensemble, les principaux médias français ont adopté une ligne éditoriale favorable au « oui »[8], ce qui n’a pas empêché le rejet du projet.

Dans une première partie de notre travail, nous allons développer le concept du cadrage. Son application dans la littérature et dans la recherche de la communication politique. Après l’imbrication des médias avec l’espace et opinion publiques, c’est-à-dire, avec les donnés des sondages et la recherche dans les éditoriaux, formuler une hypothèse que puisse amener à des éléments empiriques que susceptibles d’observer le couplage ou découplage entre l’opinion dominante et l’opinion publié. Toujours dans cette partie du travail, nous intéresse aussi la confrontation entre les différentes théories de la communication politique[9].

Dans un deuxième temps, c’est la question du conflit entre les éditoriaux et la rédaction. Aux États-Unis sont deux parties distinctes dans les journaux et, apparemment, séparés sans influence dans les choix des enjeux et la saillance. En Europe, le système de fonctionnement à l’intérieur de da presse écrite est plus interactif et orienté (Hallin/Mancini 2004). Nous voulons présenter les différences entre les différents cadres d’analyse proposés et essayer de le vérifier dans les médias que nous avons choisis.

Troisièmement, on se concentre sur l’analyse des données empiriques. La compréhension et interprétation du discours des médias, leurs voies mises en avant et les arguments utilisés. La cohérence discursive, la cohérence envers l’enjeu principal et la relation de celui-ci avec d’autres enjeux ‘moins’ saillantes et moins populaires[10], seront aussi objet d’attention dans cette partie de la recherche. La présentation en termes de gains et pertes, intérêt national et intérêt européen, l’intégration et compétition, l’Europe et la mondialisation, sont aussi importantes pour comprendre et interpréter les attitudes des électeurs. Malgré la faiblesse des données, on propose que pour analyser la popularité de l’enjeu on utilise les données quantitatives de la participation électorale. Pour l’analyse de la saillance de l’enjeu européen et des enjeux nationaux ont utilise de données de sondages publiés.

2. Cadre théorique

La forte saillance et popularité de la campagne référendaire qui peut-être conceptualisée comme l’interaction entre les messages émis par les acteurs en compétition, la couverture médiatique et les sondages[11], fournit des éléments qui nous permettent de mettre en avant le paradoxe[12] de ce référendum. Selon la littérature, les campagnes à forte saillance permettent à l’individu de faire ces choix de façon plus sophistiqué, parce que l’information acquise le rend plus apte à faire un choix éclairé. “… when the campaign salience is high, more information is available to individual voters and they are thus more motivated and better capable of making sophisticated judgements that are compatible with their underlying attitudes.” (Hobolt 2005:89). Donc, ceci étant, les électeurs français ont eu à leur disposition toute sorte d’information pour les rendre plus compétents. Mais, ils ont révélé une faible compétence politique « interrogés 20 jours avant le scrutin (sondage CSA-Marianne des 7 et 11 mai 2005) sur le point de savoir ce qui aura le plus d’influence sur leur décision du 29 mai, les électeurs placent en dernière position la façon dont les médias relatent la campagne (16%), et la façon dont les responsables politiques prennent position (27%) » (Gerstlé 2006). Ici on observe une contradiction patente avec l’explication de la dynamique de la campagne référendaire qui a été fortement traitée par les médias. Selon Gerstlé (2006), il s’agit d’une ‘ignorance pluraliste’, cette expression provient de la sociologie de la communication et elle se définie comme étant le signe qu’un grand nombre d’individu partage la même erreur cognitive sur la formation du jugement politique. « Avec le temps, l’erreur se corrige peut-être, comme le montre un sondage de janvier 2006 qui demande aux français si les médias ont plutôt bien rendu compte ou plutôt mal rendu compte du référendum sur le traité constitutionnel. Il s’en trouve 42% pour choisir la première formule, 46% pour la seconde et 12% restent sans opinion (TNS-Sofres). Dans une enquête réalisée du 16 au 23 janvier 2006, c'est-à-dire, 8 mois après le référendum, 63% des français ne se sentent pas bien informés sur l’UE. Ils indiquent que les hommes politiques (87%) et les médias (80%) devraient davantage leur parler de l’UE. Par ailleurs, les français qui ont choisi le ‘non’ se sentent moins bien informés que ceux qui se sont prononcés en faveur du projet de constitution (-14 points de différence). On observa, et c’est un détail important, qu’ils se sentent également moins informés sur la vie politique française (écart de 14 également). En d’autres termes, il s’agit d’une population marquée par une plus faible compétence politique. » (Gerstlé 2005 :29 ; ‘political awareness’ de Zaller). Évidement, la faible importance accordée par les français aux médias et l’explication de l’ignorance pluraliste n’empêchent pas de confirmer que l’information disponible dans l’environnement de la campagne pèse sur les critères de choix utilisés par les électeurs et que les individus dotés d’une ‘political awareness’ avaient tendance à s’appuyer davantage que les autres sur leurs attitudes à l’égard de la construction européenne. Et que le autres, moins informés et moins intéressés, se sont trouvés plus dépendants de l’information immédiate délivrée par les médias et les ‘background news’. Alors, tenant en appréciation la ligne de Zaller[13], on pourrait renforcer l’argument de Gerstlé, les plus compétents et les moins compétents sont ceux qui souffrent le moins de l’influence médiatique. D’autres études on révélé que quand l’information est émit en quantité, les individus on d’énormes difficultés à la traiter. Les mêmes études confirment que la saillance s’appui plutôt dans la quantité, cela ne signifie pas une valeur ajouté au citoyen moins informé, ça lui complique sa décision à prendre. L’information est multiple, dispersée, peu claire, mélangé avec d’autres enjeux qui ne permettent pas de clarifier l’individu. En plus, dans notre cas d’espèce, les cues des élites ou partisanes n’ont plus aidée. La raison est que le clivage dans l’axe gauche/droite ne va pas vers un positionnement face à l’Europe. En France, pendant la campagne, les voix concordantes et discordantes vis-à-vis la rectification sortaient de tous les quadrants politiques. L’électeur n’avait pas non plus de raccourcis.

Les médias choisis représentent les voix politiques axés vers un clivage de politique traditionnelle. Le Figaro à droite, le Libération à gauche et Le Monde au centre[14]. Mais, en ce qui concerne l’espace politique européen, ce clivage n’est pas présent ou on l’observe rarement, même s’il y a plusieurs pays et chacun est un cas. Pour l’instant, les clivages politiques traditionnels internes n'ont pas transposé les frontières nationales. Néanmoins, cette constatation n’empêche que les médias, politiquement orientés, n’aient pas un cadrage différent de l’enjeu[15]. Les grandes forces nationales sont plutôt favorables à l’intégration européenne, ainsi que les élites. En France, les partis politiques qui dominent l’aréna ont été dans le camp du ’oui’ (UMP, UDF, PS et radicaux, Verts), dans le camp du ‘non’ (FN, MPF, RPF, PCF) les plus faibles et plus extrémistes.

On suppose que ces nouveaux clivages apparaissent dans la sphère européenne et qu’ils s’inscrivent dans le cadre proposé par Kriesi de gagnants/perdants, ouverture/fermeture, choix affectif/choix rationnel. Dans le cas du référendum français, en opposition avec la littérature du modèle des élections de second ordre[16], Gerstlé insiste sur l’analyse du cadrage de l’information pendant les six mois qui ont précédé le scrutin pour montrer de quelle façon l’accent placé sur l’information a installé un climat politique négatif et de peur. En fait, la saillance du caractère économique et social de la campagne n’a pu que résonner avec les attentes des catégories sociales qui se sentaient les plus menacées par leur perception de l’Union Européenne. Ces catégories sociales perpètrent un clivage entre deux modèles qui structurent les opinions des européens en matière de décisions politiques au sens large : d’une part le modèle de l’État-nation, encore très présent ; d’autre part, le modèle communautaire qui s’impose à présent dans les domaines qui ont de fortes conséquences et dimensions transnationales. (Cautrès 2005).

3. Revue de littérature

Pendant toute la première partie du 20ème siècle, et surtout depuis les travaux Lazarsfeld, les études sur l’influence des médias dans le choix électoral démontrent que la presse n’a aucune influence sur ce choix, bien au contraire, la presse ne faisait que renforcer leurs prédispositions. C’est le modèle sociologique du vote qui prédomine. La persuasion était directe et massive, les effets linéaires et homogènes. La campagne renforçait au lieu de convertir. À partir des années 60/70, on assiste au tournant cognitif, effets variés, dépendant du contexte et des caractéristiques des individus. « the press may not to be successful much of the time in telling people what to think, but it is stunningly successful in telling its readers what to think about » (Cohen 1963); la presse se présente comme indépendante à l’égard de la politique, autonome et surtout comme un intermédiaire entre la politique et l’individu. L’importance du type de média joue un rôle croissant et le décalage entre le pouvoir des médias écrits et les audiovisuels est évident. Quand-même, la capacité des médias écrit met en évidence certains enjeux, leurs exploitations, leurs opinions à propos, comme aussi bien, leur capacité de persuasion, qu’on ne peut négliger. C’est à partir de cette approche que nous induisons que les médias écrits proposés dans cette étude ont joué un rôle significatif, sois dans les contours présentés de l’enjeu européen, sois dans la prise de position auprès d’un public-ciblé. Pour soutenir l’utilisation du cadre proposé, je vais faire recours aux niveaux macro et micro de l’analyse sociologique du cadrage. Selon la perspective macro, la sélection de certains aspects d’un enjeu induit à une interprétation particulière de l’objet ; au niveau micro, la façon de présenter l’information a un effet sur le traitement de l’information et les jugements individuels ; la mise en évidence des déterminants cognitifs et psychologiques du choix individuel dans un contexte de gains et de pertes. « The concept of framing refers to the effects of presentation on judgement and choice … that individuals’ choices vary dramatically depending upon whether the options are presented as potential gains or losses. » (Shanto Iyengar, 1996, p.61), s’agissant d’un enjeu thématique, selon mon interprétation. Les possibilités d’en faire un usage plus vaste et abstrait augmentent, dans la mesure que le contexte est aussi plus favorable. La responsabilité des médias augmente parallèlement aux possibilités mises en avant par le contexte.

L’option de prendre les éditoriaux comme objet d’analyse a déjà été annoncé précédemment. Néanmoins, il faut exploiter les contours de l’absence de consensus autour de la pratique journalistique et l’impartialité des éditeurs. Un des éléments d’une presse impartiale est l’impénétrabilité du mur qui sépare l’éditorial de la rédaction. Le point de vue de l’éditeur est supposé ne pas intervenir dans le choix des reportages. Selon les normes journalistiques, l’information doit être objective, libre et sans pression ou direction de personne (Kim Kahn and Patrick Kenney, 2002, p.381) “According to the executive editor of the Washington Post, Leonard Downie, Jr., the news departement at the Post follows the paper’s formal ethics policy that ‘the separation of news columns from the editorial pages … is solemn and complete’ ”(Seib 1994 cité par Kim et Kenney, p. 381). Selon l’éditeur du réputé journal américain la frontière entre l’éditorial et le choix des nouvelles, les enjeux, reportages et leurs saillances est infranchissable. Mais Kim Kahn et Patrick Kenney assurent qu’aux États-Unis, les journaux n’ont jamais été totalement dissociés des ‘cues’ partisanes et qu’ils sont toujours une source de propagande politique. Selon eux, les préférences politiques sont manifestement visibles dans les pages de l’éditorial. Et que, contrairement aux affirmations de l’éditeur du Post, ils ajoutent « The editorial influence on news coverage has electoral ramifications. In particular, the endorsement decisions of newspapers, reflected in the news coverage, may affect citizens’ attitudes about competing candidates. » (Idem, p.382) Acceptant ces propositions on pourrait faire un parallélisme avec les clivages, situant les journaux dans l’axe gauche/droite. On suggère cette proposition de Kim Kahn et Kenney simplement pour renforcer l’idée de l’importance des éditoriaux dans la prise en relevance d’une affaire ou d’un enjeu et sa saillance. Ce qu’on veut mettre en lumière c’est la voie du message et du discours. Défendre l’idée que “models of persuasion … suggest that people who are highly involved with an issue are likely to process relevant messages in detail. They are thought to rely on careful scrutiny of message content and their knowledge of the merits of the issue to judge the validity of an advocacy. Accordingly, under high involvement, how people combine or integrate message-relevant information into a unitary attitude plays an important role in persuasion.”(Petty, Cacioppo, and Schumann, 1983). Plusieurs études confirment que l’influence des médias dans l’opinion public est évidente, et que cette influence est encore plus directe quand il s’agit de la préférence de vote « The contemporary view is that media influences are primarily the cognitive effects of agenda-setting and framing how events and candidates are perceived (Iyengar and Kinder, 1987, McLeod et al. 1994) . At the same time, other researchers have continued to explore the medias’ potential for persuasion. Robert Erikson (1976) found that a newspaper’s editorial endorsement was significantly related to county-level voting patterns. John Robinson (1974) and Steven Coombs (1981) also documented a direct relationship between newspaper endorsements and the voting patterns of readers. Noelle-Neumann (1984) claimed that the media can have a strong influence on voting preferences when their message is clear and consistent. Larry Bartels (1993) showed that measurement error may significantly attenuate estimations of media effects, and he argued that the direct influence is much stronger than previously recognized. John Zaller (1996) provided new evidence that media content can affect policy preferences and political evaluations.” (Citation de Dalton, Beck and Huckfeldt, 1998, p.112). La plupart de cette littérature est d’origine anglo-saxonique où le modèle libéral prédomine et le bipartisme domine dans l’aréna politique. En Europe, des États coordonnés et directives régulatrices, le jeu des médias acquière d’autres dimensions. Le rôle des éditoriaux est très différent, mais la littérature aussi très peu développée, ce qui nous a amené à raisonner sur le cadre en introduisant les études faits à propos de l’importance des éditoriaux et leurs positions dans le champ politique, renforçant l’idée que les éditoriaux reflètent l’orientation rédactionnelle.

La France s’inscrit dans le modèle pluraliste polarisé qui caractérise les pays de l’Europe du sud. (Hallin/Mancini 2004). Il s-agit dun modèle où les commentaires des journalistes sont explicites dans la partie rédactionnelle « commentary-oriented journalism ». Il s’inscrit dans la théorie de l’action. Dans le modèle du journalisme partisan, les enjeux prennent l’importance et l’intérêt à la mesure des médias. Néanmoins, l’influence sur la sélection peut-être inconsciente et implicite. Il y a un rôle actif et stratégique des médias, surtout dans les pages éditoriales, l’information n’est pas neutre, elle est explicitement orientée. L’opinion éditoriale est clairement le miroir de la rédaction. Les journalistes instrumentalisent et sont instrumentalisés, ils interagissent comme acteurs partisans.

4. Problématique

Cette recherche m’intéresse par deux raisons principales : a) la question du framing des médias dans ce référendum ; b) comment un enjeu de deuxième ordre[17] se transforme dans un événement populaire à forte saillance. Le problème de fond, est résumé au fait que les médias ne sont pas arrivés à convaincre l’opinion publique française. On ne peut pas affirmer que les médias qu’on analyse s’inscrivent dans le ceux qui non pas réussi à transmettre leur message. Mais on pense que, grosso modo, tous les médias on échoué dans cet enjeu. On a été bien clair dans notre propos initial, on n’analyse pas les effets du cadrage sur les lecteurs/électeurs. C’est une tâche impossible d’accomplir dans cette recherche. Ce qu’on prend comme problème est le cadre que les médias écrits ont présenté à leurs lecteurs, pas les conséquences. Celles-ci sont difficiles à mesurer, même s’il y a quelques sondages qui nous pourraient aider à certaines ‘fiables’ mais ‘faibles’ conclusions.

Première hypothèse : Les médias écrits ont été favorables au traité constitutionnel.

Deuxième hypothèse: Les médias écrits de référence ont primé les questions nationales (game frame)[18] en détriment des questions européennes (issue frame).

Troisième hypothèse : Selon leur localisation dans l’axe gauche/droite, le cadrage de l’enjeu est fait tenant en compte l’issue ownership. Le média dit de gauche met accent sur des prérogatives en matière d’État providence (chômage, santé, sécurité sociale, culture, enseignement). Le média nommé de droite surélève les prérogatives de l’État-nation (sécurité, économie, immigration, défense, politique étrangère).

Quatrième hypothèse : a) La saillance de l’enjeu est due à l’opinion publiée plutôt qu’à l’opinion dominante. b) La popularité de l’enjeu est due à l’opinion dominante dans l’espace public français.

5. Méthode

À partir d’un champ empirique appuyé sur les éditoriaux et axé sur une recherche qualitative[19] (Donati 92) de l’analyse de contenu et analyse interprétative.

À partir d’un champ empirique appuyé sur les éditoriaux et axé sur une recherche qualitative, je vais chercher le cadrage communicationnel de l’enjeu. Pourquoi cette méthode qualitative ? D’abord, parce qu’est très difficile dans le cadre de ce travail d’en utiliser une autre, ensuite, parce que c’est la méthode que je trouve la plus appropriée pour l’analyse en cause. Les avantages de l’analyse qualitative pour ce travail sont: qu’il s’agit d’un enjeu qui a un rapport stricte avec une réalité qui n’existe qu’en lien avec des êtres humains et c’est une réalité de significations pour des individus, elle symbolise quelque chose pour eux. L’objet de ma recherche repose sur un enjeu de ‘sens’, un événement particulier dans une situation et un contexte donnés. C’est un objet élaboré, construit. À son propos, on pourrait même parler de « réel ». Chercher ici consiste à comprendre la signification que des acteurs politiques intermédiaires (journalistes) donnent à un événement auquel ils ont été confrontés. Mon objectif de comprendre est aussi partagé intellectuellement leur expérience pour retrouver le sens de leur construction communicative. La « vérité », ici, doit être mise entre guillemets car la compréhension que l’on a d’un phénomène est valable uniquement dans le contexte où il se déroule. En approche qualitative, il ne faut pas avoir d’a priori sur l’objet d’étude[20]. Il s’agit de tenter de comprendre, du point de vue des acteurs qui ont vécu l’enjeu, qui l’on décrit, lesquels ont partagé des opinions. On retiendra que la priorité est ici accordée au « terrain », c'est-à-dire, aux éditoriaux que fait l’objet signifiant. J’aimerais bien avoir l’aide d’un logiciel qui me permettrait de créer des noyaux sémantiques et des codifications nodales de mots-clés. La description et les constructions sémantiques croisées me servent de traitement de données. Il semble évident qu’une étude de ce genre implique un énorme effort pour repérer des interactions, des structures, des constructions de significations, des émergences de sens, de jeux, toute une panoplie d’élaborations individuelles de l’enjeu qui pourraient m’amener à des conclusions plus précises et corroborées.

Bibliographie:

Ouvrages:

COHEN, Bernard (1963), The Press and Foreign Policy, Princeton University Press;

GERSTLÉ, Jacques, (2004) La Communication Politique, Paris, Armand Colin ;

HALLIN, Daniel and Mancini, Paolo, (2004) Comparing Media Systems. Three Models of Media and Politics, Cambridge: Cambridge University Press;

MCCOMBS, Maxwell E., Shaw, Donald L., and Weaver, David H. Communication and Democracy: Exploring the intellectual frontiers of Agenda-Setting Theory, Hillsdale: Eribaum, 1997;

NORRIS, Pipa (2000), A virtuous Circle. Political Communications in Postindustrial Societies, CUP;

SEYMOUR-URE, Colin (1974), The political impact of mass media, London/Beverly Hills, Constable/Sage;

ZALLER, J. (1992), The nature and origins of mass opinion, Cambridge: Cambridge University Press.

Articles :

CAUTRÈS, Bruno, (2005) « Les clivages socio-politiques sur l’intégration européenne et le vote du 29 mai 2005 », in A. Laurent et N. Sauger, Cahiers du Cevipof 42 ;

DALTON, Russel D., Paul A. Beck, and Robert Huckfeldt, “Partisan Cues and the Media : Information Flows in the 1992 Presidential Election”, APSR, Vol.92, N1, March 1998;

ENTMAN, Robert, “Framing Toward Clarification of a Fractured Paradigm”, Journal of Communication 43 (4), autumn 1993, pp. 51-58;

GABEL, Mathew, (2000) “European integration, voters and national politics”, in West European Politics 23 (4), pp. 52-72;

GERSTLÉ, Jacques, « L’Impact des médias sur la campagne référendaire française de 2005 », Cahiers Notre Europe, 2006 ;

HOBOLT, Sara Binzer, (2005) “When Europe matters : the impact of political information on voting beahviour in EU referendums”, pp. 85-109, in Journal of elections, public opinion and parties, vol.15, February;

HOBOLT, Sara Binzer (2005) “Fit to govern? Voter competence and direct democracy in the European Union”, APSA Meeting, September 1-4, 2005, Washington D.C.;

KAHN, K., Kenney, P., “The Slant of the News: How Editorial Endorsement Influence Campaign Coverage and Citizens’ Views of Candidates”, APSR, Vol.96, N2, June 2002;

IYENGAR, S., “Framing Responsability for Political Issues”, ANNALS, AAPSS, July, 1996;

MANCINI, P. et Swanson, D. L. (1996) “Politics, media and modern democracy: Introduction” in D. L. Swanson & P. Mancini (Eds.), Politics, media and modern democracy: An international study of innovations in electoral campaigning and their consequences (pp.1-26), Westport, CT: Praeger;

MCLAREN, Lauren, “Public Support for the European Union: Cost/Benefit Analysis or Perceived Cultural Threat?”The Journal of Politics, Vol. 64, N.2, (May 2002), pp. 551-566;

MUCHIELLI, Alex, (sous direction de.) Dictionnaire de méthodes qualitatives en sciences humaines et sociales, A. Colin, Paris, 1996 ;

MUCHIELLI, A. (1999), Théorie systémique des communications, A. Colin, Paris ;

PAGE, Benjamin (1996), “The Mass Media as Political Actors”, in Political Science & Politics 29(1), pp. 20-24;

PETTY, Richard E., John T. Cacioppo, and David Schumann (1983), “Central and Peripheral Routes to Advertising Effectiveness: The Moderating Role of Involvement”, Journal of Consumer Research, 10 (September), 135-46;

PFETSCH, B. (2004), “From Political Culture to Political Communications Culture: A Theoretical Approach to Comparative Analysis” in ESSER, Frank and Barbara PFETSCH (eds.), Comparing Political Communication: Theories, Cases, and Challenges, Cambridge: Cambridge University Press, pp. 344-366;



[1] Traité Constitutionnel Européen.

[2] On entend que les rapports démocratiques et de démocratisation ont changé en vertu, entre autre, de la volatilité du vote et des préférences des citoyens électeurs.

[3] L’espace public s’institutionnalise à partir du moment que les gens en parlent. On le mesure par de sondages, on crée des canaux de communication qui impliquent la reconnaissance d’un émetteur, d’un message et d’un récepteur, peut importe si la communication se fait top-down ou botton-up.

[4] L’opinion publique comme produit collectif de la communication politique dans l’espace public. La méfiance est due au fait que l’opinion dominante n’est pas toujours l’opinion publiée. La première correspond à l’agrégation d’opinions individuelles. La deuxième est l’opinion de l’élite. Souvent, le découplage se vérifie entre les deux types, ce qui provoque le mécontentement de certains acteurs publiques (ex : mouvements altermondialistes).

[5] La cohérence est mesurée avec la permanence d’un discours pour ou contre, sa pertinence, répétition et redondance argumentative afin de renforcer l’idée originale.

[6] Saillance et popularité ont coïncidé dans cet enjeu. Elles dépendent non seulement des médias mais aussi de l’opinion publique. Pendant notre travail, nous irons essayer de prouver avec de données de sondages et d’acteurs intervenants leur forte présence dans cette campagne.

[7] Évidement que ma recherche est très limitée du point de vue des données. Les médias écrits ne constituent pas l’unique moyen ni le plus important informateur des électeurs. Néanmoins, commentant un sondage de 1998 sur l’information des français sur les questions européennes, Christine Ockrent (France Europe Express) constate que 59% des français se trouvent très bien informés, la télévision arrive en tête des supports d’informations (42%) devant la presse écrite (40%). On apprend aussi dans le sondage que la presse écrite incite davantage à être en faveur de la construction européenne (54%). Ockrent, Christine, 1999, L’Europe à travers la presse, pp 121-132, in Duhamel, Ph. Méchet, L’État de L’Opinion – Sofres, Paris, Seuil.

[8] Notre recherche permettra de valider ou induire sur le poids de cette affirmation.

[9] Je remarque que ces théories, même si appartenant à la sociologie politique, sont aussi utilisées par la communication politique. Néanmoins, l’application interprétative n’est pas la même.

[10] Le cadrage de l’enjeu européen (issue frame) et le cadrage des enjeux nationaux (game frame).

[11] Évidement que les relations interpersonnelles et le cercle de conversations, milieux du travail et groupes d’appartenance jouent un rôle important dans la décision de l’individu. Simplement est impossible pour nous de mesurer ces indicateurs.

[12] Le paradoxe qu’on parle concerne la question fondamentale de cette recherche. Comment un enjeu autant médiatique et médiatisé à échoué auprès de l’opinion publique.

[13] Zaller formule que sont les électeurs moyennement sophistiqués ceux que peuvent être plus facilement influencés par l’action des médias. À contrario, les électeurs moins informés et les plus sophistiqués sont ceux qui représentent les groupes plus difficiles au changement de comportement.

[14] Il faudrait développer un cadre théorique expliquant quel type de couverture et d’argumentation sont susceptibles d’être développées dans chaque type de médias et pourquoi. En plus, il manque pour l’instant la littérature qui nous permet de situer les journaux de référence dans l’axe. On s’appui sur le ‘common sense’.

[15] En fait, c’est la façon que les médias ont présenté l’enjeu que nous intéresse dans cette recherche. Donc, nous trouvons pertinente la confrontation argumentative entre les différentes perspectives de l’enjeu. On considère qu’un journal de gauche focalisera sur le social, un de droite sur l’économique - issue ownership.

[16] Modèle qui essai de faire la distinction entre les élections nationales et celles du parlement européen classant celles-ci de deuxième ordre. Plutôt utilisé par la littérature anglo-saxonique.

[17] On considère de deuxième ordre, parce que vis-à-vis la participation des citoyens en d’autres actes électoraux qui impliquent l’UE, la participation est réduite et l’enjeu ne prend pas une importance et popularité autant élevés.

[18]On entend ici par jeux nationaux la lutte acharnée entre acteurs individuels, partis politiques, gouvernement, Président de la République, grosso modo, les rapports de forces internes ; par opposition aux enjeux européens.

[19] La possibilité de réaliser des entretiens avec les éditeurs et quelques acteurs politiques n’est pas écartée.

[20] Dont les précautions avec l’élaboration des hypothèses.

La ‘Pax Democratica’ ou la déconstruction performative de la théorie libérale

Introduction

La construction de la paix est intrinsèque au destin de l’humanité. Les États se battent pour le destin de l’humanité. La promotion de la démocratie par la force est l’écho à un ordre que nous est plus favorable, nous semble juste et correct. Les valeurs et idées démocratiques justifient les interventions. Il s’agit toujours de défendre une façon de faire vers les droits de l’homme et le respect pour l’humanité. Néanmoins, le schéma sécuritaire international entour la diffusion de valeurs que sont favorables à l’Occident. Évoquer les problèmes de la société internationale par un discours moraliste visant à désigner les bons et les méchants est possible mais jusqu’à quand ?

Le malaise s’accroît lorsque l’on constate à quel point l’Occident, lieu essentiel du débat théorique, trouve de bonnes raisons pour élaborer des doctrines interventionnistes fondées sur de grands principes ou de bons sentiments. D’abord l’Eglise et la guerre juste, puis la défense de la démocratie et des droits de l’homme ; on continue à s’attribuer la meilleure part, celle de la justice dans les relations internationales.

L’argument libéral autour de la pluralité d’acteurs réduit le pouvoir de l’État mais pas son effacement. En d’autres termes, c’est le fruit d’un choix clair des États en faveur d’un pluralisme aussi bien interne qu’externe, comme convient dans une société libérale. Le nouvel ordre post guerre froid favorisait l’intégration du monde et privilégiait la coopération pour régler les différends. Les institutions internationales étaient la clef d’un nouvel monde de la sécurité. La pluralité d’acteurs à l’interne comme à l’externe obligeait les états à se mettre en arrière plan dans la scène internationale. Mais, comment intégrer et interpréter l’unilatéralisme américain et la puissance hégémonique de l’Occident dans cette perspective institutionnelle libérale d’une paix démocratique ? Si les états jouent à l’arrière plan avec le multilatéralisme (ou toile d’araignée), quels sont les rapports des échanges ? Et les institutions internationales sont-elles impartiales et au centre de la toile? Les blocs inter démocratiques et les « additional political players » internes et externes sont-ils vraiment de ‘firewalls’ supranationaux à la guerre?, agissent au-delà ou en pair avec les États Nations? Ce sont de questions auxquelles on ne va pas vraiment répondre de facto, mais qui peuvent animer la discussion de l’approche libérale faite dans ce papier et, grosso modo, à la conception théorique libérale des relations internationales. Adoptant l’expression « trouble ontologique » (BUTLER : 2004) on va essayer de ce papier de définir le point de confluence entre l’objectivité et le pouvoir, c'est-à-dire, comment la théorie libérale pense, analyse et juge le pouvoir. Le pouvoir autant que constitutif de sujets autonomes (états et autres) et conceptualisation des relations externes entre ces entités préconstituées. La norme, le discours, la responsabilité et l’éthique comme constitutifs de la justice des négociations internationales entre acteurs que parfois ne se reconnaissent pas, ni partagent les mêmes référents symboliques/culturels. Redéfinition stratégique d’une assimilation aveugle aux différences ? c’est quoi la pax democratica ?

Problématique

La question de fond, comme d’autres questions viennent d’être posées dans les derniers paragraphes. Mais quel est le problème ? Qu’est qui empêche de théoriser systématiquement dans le domaine des relations internationales ? À mon avis, d’une part la complexité de l’internationale par soi, d’autre part la manque de cohérence empirique. Mais on peut plus loin « … Alexander Wendt, à la suite du structuralisme de Michel Foucault, recherchèrent dans toutes les théories des points de convergence épistémologique. Wendt, qui se présente lui-même comme un « constructiviste » ou théoricien du second rang, s’attache à démontrer l’identité de vue des pensées néolibérales et néo-réalistes, lesquelles reposent toutes deux sur un « atomisme ontologique et un positivisme épistémologique » : en bref, il reproche aux deux théories de réifier des instances, que ce soient l’agent, l’Etat, le système mondial; sa critique porte sur l’absence d’étude des processus qui permettent aux structures d’exister et de se construire mutuellement par un système d’interactions et de feedback. Ces deux théories contestées conduiraient en effet à négliger une véritable ontologie qui « cesserait de considérer action et structure comme deux forces d’un antagonisme dualiste ». Cette analyse vient à point nommé pour replacer les théories à leur juste endroit, c’est-à-dire à un moment de la pensée occidentale dicté de façon étroite par sa tradition culturelle. » (MARTRES : 2003).

Le libéralisme cherche ou espère construire la paix par l’intégration, interdépendance et symétries économiques supranationales. Néanmoins, l’objectivité démontre la poursuite d’intérêts, de dominations, influences et contrôle. C’est la politique de la puissance, de l’unipolarisme américain dans la mondialisation économique des relations internationales. Qui empêche ou qui peut empêcher les États-Unis d’intervenir ? C’est à cause de cet unilatéralisme observable après le 11 Septembre que la performance du mot ‘libéral’ est remise en question. La question de l’éthique des interventions, les stratégies de construction de la paix semblent aller dans les sens des engagements des grandes puissances. Les organisations internationales, au moins, celles qui direct ou indirectement ont une dépendance explicite des États interagissent en profite du jeu stratégique de défense d’intérêts spécifiques des états en détriment des intérêts communs de l’humanité.

Dans cette logique, l’hypothèse de la guerre n’est pas mise de côté par les simples raisons de l’absence de reconnaissance de l’autre et l’humiliation soumise par les contraintes de l’assimilation d’autrui. Donc, la paix démocratique est un constituant de l’hypothèse de la guerre ; de la même façon que, dans la suite logique, plus un pays est engagé dans le multilatéralisme et partenariats internationales plus forte est la possibilité de s’engager dans des conflits tiers. Du même que plus il est engagé institutionnellement moindres sont les possibilités de conflit direct avec un adversaire. Évidemment dans ce papier nous semble peu approprié, par difficultés empiriques, de mettre en évidence la validité ou réfutabilité de cette double hypothèse. Néanmoins, on va dans le corps du travail exploiter les variables proposés par GOENNER qui s’appui sur les contraintes économiques pour expliquer les rapports de conflit entre pays.

Cadre théorique

L’approche libérale s’appui sur l’institutionnalisation des rapports politiques et économiques afin de favoriser la paix, la coopération et stabilité entre nations. (J.J.Roche : texte dokeos). Dans les rapports politiques, c’est la démocratisation institutionnelle des nations qui surmonte contre d’autres systèmes et régimes politiques. Au niveau économique, sont les rapports commerciaux appuis sur des régulations internationales qui emportent sur l’anarchie étatique. L’harmonisation de normes, la notion de partage, le compromis et interdépendance, favorisent la durée de la paix, la justice et la sécurité internationales. On peut monter à Kant ‘la paix perpétuelle’, ou à ‘la théorie de la justice’ de Rawls ; mais c’est Nye (selon Roche) qui meilleur met le doigt sur la question du pouvoir. Nye avec la notion de « soft power » a la capacité de surélever la capacité d’attraction et de persuasion de la puissance plutôt que la menace ou la coercition. Les moyens de pression traditionnels sont plus couteux et plus inefficaces face au dialogue, à l’information et au savoir. Donc, la multiplicité d’acteurs et les réseaux d’information variés et diversifiés favorisent la maintenance de la paix stable et durable. Mais le partage d’un système communicationnel commun, partage de normes et valeurs, et la propagation d’une culture démocratique communément acceptée sont conditions sine qua non pour la stabilité sécuritaire.

La conception de justice[1] est aussi un pilier de la sécurité, et les libéraux s’appuient sur une définition à géométries variables. Selon eux, les états se battent pour le destin de l’humanité, donc jamais sur le prétexte de l’intérêt. Ceci étant, on observe que dans la modernité, les états agent en nom de la démocratie mais par la force. Le discours est de promouvoir un ordre juste et correct. Les valeurs démocratiques justifient les interventions. Toujours au nom de la défense des droits de l’homme et du respect pour l’humanité. Mais, non seulement la justice se présente à géométrie variable comme la performance libérale est incomplète. « Une expression est performative lorsqu’elle ne se borne pas à décrire un fait, mais qu’elle ‘fait’ elle-même quelque chose. » (AUSTIN : 1970). Cella se passe aussi avec la norme. L’objectif de diffuser et renforcer la norme, tombe aussi dans le trouble ontologique libéral. La norme et l’universel sont restreints et limités. Les théories libérales normatives envisagent l’universalisme de la norme, mais cet universalisme se présent comme proposition trop ambitieuse. Le principe libéral de non-humiliation formulé et fondé sur la norme universelle d’égalité de sujets (états et autres) est faible et faillible. Réduire l’anarchie avec la législation transnational accepté par tous les acteurs me semble un idéal qui bloque le jeu sécuritaire. Surtout parce que cette acceptation est bien assimilée par uns mais aussi imposée à d’autres.

1. Les États (and the additional political players)

La multiplicité et diversification d’acteurs remet l’état en arrière plan. Les acteurs multiples coexistent à l’intérieur du propre état. Les parlements nationaux, les groupes de pression, les médias et l’opinion publique sont des acteurs politiques qu’inhibent les états à agir de libre volonté. À l’interne, le jeu sécuritaire international prend de nouvelles constellations et de nouveaux rapports. Même si la tendance actuelle est de considérer comme enjeu sécuritaire la violence infra-étatique, dans les états démocratiques et en voie de démocratisation, la sécurité internationale et les interventions en situation de conflit sont de plus en plus un enjeu du public. Les effets du cadrage discursif, l’amorçage des enjeux par les politiciens et le rôle des médias sur l’opinion publique sont d’autant de moyens de participation botton-up que modifient les rapports d’intervention dans les enjeux internationaux et la participation en régions de conflit. Les alliances et partenariats sont aussi objet de discussion législative et de régulation interne, donc objet de participation publique, parfois référendaires.

Dans le schéma qui suit, on essaie de simplifier les rapports de pouvoir à l’interne proposés par mon approche.

Fig.1 – Fiction pré-politique




1.2. Les institutions inter démocratiques et internationales

La communauté internationale s’est fait doter d’une pluralité d’institutions proches ou lointaines des états souverains, que fonctionnent comme ‘firewalls’ à l’émergence de conflits. On fait la distinction entre institutions inter démocratiques, connues plutôt comme blocs régionaux et institutions internationales. Dans les premières, on observe l’émergence de plusieurs blocs régionaux un peu partout dans la planète. Ils sont le prévaloir de l’économique sur la sphère des relations internationales. Ces blocs empêchent les conflits et créent des alliances régionales auxquelles leurs membres ce soumettent. Les états membres adoptent à l’interne les modifications et adaptations juridiques pour en faire parti. Si le début de ces institutions inter démocratiques est surtout économique, le besoin sécuritaire sort aussi renforcé. Au niveau mondial on trouve plusieurs, plus ou moins démocratiques, avec de rapports plus ou moins égalitaires mais que font changer la géopolitique de la sécurité et surtout évitent la guerre. L’exemple le plus performant est l’Union Européenne, mais aussi la NAFTA, la CEI, la Mercosur, l’ASEAN, Commonwealth, à par d’autres sont les plus évidentes dans le plan international. Plusieurs libéraux défendent leur existence par le besoin commercial et d’échanges ; mais, à mon avis, derrière l’enjeu économique il y a le jeu sécuritaire. Plutôt que la paix, c’est la sécurité qui ces réseaux apportent à leurs membres qui est le centre de la décision en y participer. On pouvait au sein de ces institutions trouver de rapports de forces inégalitaires, de soumission ou d’humiliation comme par exemple dans la NAFTA.

Les institutions internationales sont œuvre de la machine occidentale de domination. Quand on parle de ces organisations, le souvenir de la 2ème guerre et le bipolarisme forment le substrat de leur genèse. Dans l’actualité, heureusement, ces institutions ne jouent plus le rôle des frictions entre les blocs politiques socialiste et capitaliste. Néanmoins, leur structure prend du temps au changement et malgré la fin de la guerre froide, le resurgissement de nouvelles puissances et d’autres acteurs déterminants dans la sphère internationale, les machines ont de la difficulté à s’adapter. On l’observe dans les institutions onusiennes dans leur attachement aux puissances occidentales et au service de leurs intérêts ; on l’observe dans l’OTAN et la tentative de rapprochement de nouveaux pays ressortissants du bloc soviétique. Leur logique continue très proche de la façon de faire classique. Malgré tout, d’autres acteurs apparaissent dans la dispute de l’ordre internationale. Et sont ces acteurs que forment ce qu’on pouvait appeler d’opinion publique mondial. Non seulement grâce aux nouvelles technologies de communication et à l’accès à toute sorte d’information comme aussi à la sensibilisation altermondialiste aux questions sécuritaires. Tout d’abord, les mouvements sociaux et ONG’s qui agent en vertu de valeurs d’égalité et d’assistance aux plus nécessités. Ils forment de groupes d’alerte aux gouvernants qui parfois ne veulent pas donner l’attention aux relations asymétriques qui maintiennent avec certains états de régimes politiques douteux. La question des droits de l’homme est souvent mis en avance face aux intérêts de tout autre ordre, donc ces mouvement alertent aussi les opinions publiques à l’intérieur des états et dénoncent les actions du propre état, quand celui à de rapports bilatéraux avec des états criminels. La communauté épistémologique internationale est de plus en plus au service du bien commun et les sujets de débat et réflexion sont de plus en plus la jurisprudence et la justice entre les êtres humains, non plus seulement entre les états. Puis, les groupes de pression, souvent d’ordre économique qui jouent un rôle d’influence dans les affaires des états. Les accords économiques, le libre échange, la commercialisation et marchandisation qui nourri les grandes groupes multinationaux, et qui veulent empêcher le recours à la violence et au conflit parce que tel scénario serait mauvais pour leurs intérêts. Toute cette panoplie d’acteurs fait repenser la théorie de la sécurité. Non seulement par leur pluralité, mais aussi par leur diversité.

2. L’Hégémonie innéradicable de l’Occident et l’Unilateralisme

L’environnement conflictuel est bien un scénario connu des puissances occidentales européennes. Leur héritage historique l’a appris à penser la guerre aussi bien que à la faire. Le « paradigme occidental de la guerre » (DAVID : 2003), malgré les changements, continue a jouer en faveur des puissances occidentales et renforcé avec le cadre de référence juridique propre du multilatéralisme. Toutes les stratégies de négociations actuelles vont de pair avec le savoir faire occidental que depuis deux siècles régi l’ordre global. Sans partager l’idée de fin du paradigme proposé par David, je pense que l’effondrement de certains états, les conflits périphériques et les nouvelles réseaux politico-religieuses-criminels, ne vont pas échapper au contrôle de l’ordre proposé par l’occident. Non parce que l’Europe puisse être le justicière de la planète, mais parce que ce rôle est laissé à un allié, les États-Unis. Même si on passe du sujet souverain au sujet constitué et situé, le panoptique institutionnel-politique-militaire-sécuritaire ne laisse pas échapper le détracteur. La puissance est toujours le détenteur de l’instrumentalisation de la force, soi avec, soi sans consentement ; soit dans un scénario de conflit asymétrique, soit dans le choix entre l’usage du dialogue ou l’usage des armes. Les États-Unis produisent les normes intellectuelles et idéologiques autour desquelles les débats actuels s’organisent. (DAVID : 2003) Le choix n’est pas assez diversifié pour les autres ‘partenaires’ internationaux. Soit ils participent, soit ils sont ‘outsiders’ de cette hégémonie.

Le schéma suivant reproduit la perception théorique postmoderne des théories des relations internationales où, encore une fois, le trouble libéral est présent dans la manifestation de l’hégémon.

Fig. 2 – Pas de fiction pré-politique




Dans le contexte donné et l’histoire que le soutien, on ne peut pas penser l’international sans un cadre de réflexion. Dans la fig. 2, toutes les directions de ceux qui sont à l’intérieur convergent soit pur le politique, soit pour le pouvoir ; a contrario, l’outsider n’a pas de directions précises, non seulement parce qu’elles peuvent être obscures et inidentifiables, soit parce qu’il ne sait pas quelle direction prendre. Mais, en tout cas, c’est aussi une force constituante du panorama international et détenteur de pouvoir. “ … we should conceptualize power not as an external relation taking place between two preconstituted identities but rather as constituting the identities themselves. This point of confluence between objectivity and power is what we called ‘hegemony’” (MOUFFE: 1996). Un exemple, à mon avis, ce sont les relations entre l’occident et l’Iran ou les relations entre l’occident et l’Iraq avant la guerre. Du point de vue du pouvoir de blesser ou de l’histoire, serait une formulation d’un standard normatif, c'est-à-dire, la réitération humiliante.

2.1. Les ‘éthiques’ des interventions

« The most important direct consideration for the liberals was that nonintervention reflected and protected human dignity (or rights, through Mill disliked the word). Nonintervention could enable citizens to determine their own way of life without outside interference. If democratic rights and liberal freedoms were to mean something, they had to be worked out among those who shared them and were making them through their own participation. Kant’s ‘Perpetual Peace’ (1795) had earlier made a strong case for respecting the right of non-intervention because it afforded a polity the necessary territorial space and political independence in which free and equal citizens could work out what their own way of life would be. For Mill, intervention undermined the authenticity of domestic struggles for liberty. A free government achieved by means of intervention would not be authentic or self-determining but determined by others and not one that local citizens had themselves defined through their own actions. (Good governance was more like poetry than pushpin.) (...) John Stuart Mill provided a second powerful, direct argument for non-intervention, one focusing on likely consequences, when he explained in his famous 1859 essay, ‘A Few Words on Non-Intervention’, that it would be a great mistake to export freedom to a foreign people that was not in a position to win it on its own. A people given freedom by a foreign intervention would not, he argued, be able to hold on to it. It’s only by winning and holding on to freedom through local effort that one acquired a true sense of its value. » (DOYLE: 2006, p. 32). Parmi les libéraux les opinions sont contrastantes. D’un côté les non-interventionnistes, de l’autre, les libéraux cosmopolites qui défendent le droit à la liberté de tous n’importe où. Je pense que le nouvel ordre mondial résultant de la globalisation et de la fin de la guerre froide, apporte un contexte complètement nouveau auquel il faire attention pour ne pas commettre les erreurs du passé. Dans le chemin de Chung, on partage l’idée qu’une nouvelle approche cosmopolitique assise sur certaines caractéristiques empiriques de l’ordre international, qui va au-delà de l’interdépendance économique et politique jusqu’à présent inégalitaire, offre de conditions plus favorables au développement d’une coopération internationale imbriqué, d’intérêts mutuels et de partage.

L’idée est celle d’une gouvernance mondiale sans gouvernement, autorégulatrice, où les états ne sont pas nécessairement impliqués, mais certainement soumis. Il s’agirait de procédures démocratiques internationales que ne faisait pas recours à la guerre pour résoudre les conflits. Néanmoins, la contrainte démocratique est présente. Mais cette contrainte ne concerne pas les états. Ceux-ci peuvent être gouvernés par d’autres sorts de régimes non démocratiques. La vraie contrainte dans de cas, serait la communication et la capacité de transmettre un message compréhensible au récepteur qui ne partage pas les mêmes codes de signification. Cette acception peut-être considérée ayant au-delà du paradigme de la paix démocratique, une fois que celle-ci repose simplement sur les prémisses pacificatrices de du commerce international et l’influence dynamique que les constitutions démocratiques peuvent avoir dans les relations externes des états. La constance empirique de la ‘loi de Doyle’, selon laquelle, si les états libéraux font la guerre contre les états non libéraux, ne se font en revanche pas la guerre entre eux. Notre propos est de considérer que l’environnement cosmopolite inhibe la guerre entre les états, peu importe le régime. La rhétorique libérale assume le déterminant démocratique à l’interne ; par contre, on propose le déterminant démocratique international. La différence s’appui surtout dans l’action plutôt que dans le contenu. C’est-à-dire, on postule contre l’idée fondé de l’unilateralisme et la persécution de l’hérétique en vue de le convertir ou de prendre les institutions internationales comme otages des valeurs et règles que pendent seulement pour un côté de la balance. La paix démocratique se présente avec deux poids et deux mesures.

Conclusion

Dans ce papier j’ai essayé d’esquisser une proposition post libéral sans abandonner les postulats libéraux. L’idée du départ était de faire une déconstruction du paradigme libéral et voir à quel point les idéalistes kantiens avaient détourné et complexifier le propos d’une paix perpétuelle. La paix démocratique, une des assomptions, plus valables des relations internationales s’est révélé dans le plan normative ainsi que dans l’empirique la théorie plus convenable pour la propagation des valeurs, normes et règles occidentales. Penser la sécurité internationale, sans mêler les violences infra-étatiques, implique un effort substantiel. Mais comme l’objet du papier était simplement la performativité libérale, on a abandonné a priori la question de la violence interne, et donner attention seulement à la situation de conflit international. Éviter la guerre et garantir la sécurité étaient les propos théoriques de ce papier. Néanmoins, on ne peut pas penser la sécurité sans théoriser sur l’état, celui-ci est toujours la victime et le criminel dans les relations internationales, même si les rapports changent vers autres acteurs singuliers. On a donné l’attention mérité au rôle des états et leurs apports aux relations internationales. Mais, c’était plutôt l’importance de la multiplicité et diversification d’acteurs qui nous intéressait de mettre en évidence, aussi bien que les rapports de conformité entre les idées de justice et de norme. Pour ce qui concerne la sécurité, une approche cosmopolite nous semble plus valable que l’approche de la paix démocratique, parce que celle-ci soutien les intérêts classiques des puissances occidentales et les rapports de forces, dans le monde unipolaire, sont totalement asymétriques. Nous avons aussi essayé de déconstruire certaines logiques empiriques de la théorie libérale comme l’universalisme et l’assimilation. Les propos du papier peut-être que non pas été remplis, peut-être qu’au départ j’ai été trop ambitieux, mais quoi que ça soit la dérive, je pense qu’en matière de sécurité internationale il faut continuer à chercher dans le normatif et dans l’empirique en regardant toujours sur un passé, pas très récent, sans l’effacer mais si possible le mettre un trait.

Bibliographie:

AUSTIN, J. L., Quand dire c’est faire, Éditions du Seuil, Paris, 1970 ;

BUTLER, Judith, Le pouvoir des mots, politique du normatif, Paris : Editions d’Amesterdam, 2004 ;

CHUNG, R., « Un Cadre Conceptuel pour l’Emploi de la Force – Du Paradigme Cosmopolitique en Ethique des Relations Internationales », Montréal, 2002 ;

DAVID, D., « Penser la Sécurité dans un Monde Fluide », IFRI, Paris, 2003 ;

DOYLE, Michael W., “The Ethics of multilateral intervention”, Theoria, April 2006;

GOENNER, Cullen F., « Uncertainty of the liberal peace », Department of Economics, University of North Dakota;

HASENCLEVER, A. et Weiffen, B., « International institutions are the key: a new perspective on the democratic peace », RIS, 2006, 32, pp. 563-585;

MARTRES, J-L., « De la Nécessité d’une Théorie des Relations Internationales – L’Illusion Paradigmatique », CAPCGRI, Bordeaux, 2003 ;

MOUFFE, C., « Democracy, Power and the « Political » » in Benhabib, Seyla (ed.), Contesting the Boundaries of the political, Princeton University Press, pp. 245-255, 1996;

ROCHE, J-J., « Théories de la Sécurité – nouvelles approches : une redéfinition de la sécurité », texte mis à disposition des étudiants sur dokeos ;

ROCHE, J-J., Théorie des Relations Internationales, Montchrestien, Paris, 2001 ;

ROCHE, J-J., Relations Internationales, LGDJ, Paris, 1999.



[1] J.J. Roche (cours de séminaire de 09 mai 2008) affirme que la distinction entre justice et paix est artificielle, une ne peut pas exister sans l’autre. Je pense que on peut réussir à une paix sans justice, dont injuste, même si momentanément ; mais qu’on ne peut pas avoir une justice dans un état de guerre. Cette discussion pourrait se développer du point de vue normatif mais ça n’est pas l’objet du papier.

O AUTOR

A minha foto
Lisbonne, Portugal
Un débutant ... un dundee du savoir. Comme ça quoi!?